The voices

Synopsis

Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona - la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire - du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments...

Critiques

Voilà un film comme on les aime : basé sur un scénario original, offrant une vision inédite d'un genre connu porté par une réalisatrice et des acteurs en tous points formidables.

L'Ecran Fantastique

Un pur délire aussi hilarant que brillant. C'est bien simple, vous en resterez sans voix.

Paris Match

Avec son humour grinçant, "The Voices" déborde d'énergie et d'inventivité

Culturebox

 

Marjane Satrapi démasque un vendeur de baignoires sous influence animale.

 

Pivot du jeu de massacre annoncé (cf. la giclure de sang sur l’affiche pastichant Dexter), le Jerry de The Voices est incarné par l’a priori falot Ryan Reynolds - jusqu’alors plus réputé pour ses conquêtes sentimentales (Scarlett Johansson, Blake Lively) qu’artistiques (Green Lantern, Sécurité rapprochée…). Mais le bellâtre jobard avance ici masqué, comme le révèle la première embardée stylistique, lorsque part de traviole la voiture à bord de laquelle a pris place celle qui aurait pu devenir sa dulcinée. S’ensuit un accident de la route amené à convertir l’idylle balbutiante en dérive criminelle. Et bim !

 

On reprend : propice au sarcasme, Milton est un bled américain tout ce qu’il y a de plus paumé, où le summum de l’ascension socio-professionnelle consisterait à trouver du boulot au sein d’une usine qui fabrique des baignoires. Là où, précisément, tente de «s’épanouir» notre Jerry, archétype de l’employé modèle chez qui on comprend cependant qu’un détail cloche, quand sa psy lui demande s’il suit avec attention son traitement, sans quoi il n’est pas à l’abri d’une rechute. Sur ce, arrivent dans le décor fissuré M. Moustache et Bosco, qui ne sont pas des voisins de palier mais les animaux de compagnie du godelureau. Le premier, félidé chafouin, le second, toutou débonnaire, les deux composant le yin et le yang d’un cerveau dérangé argumentant avec ses bestioles qui lui disent : «As-tu baisé cette salope ?» ou «Tu es toujours un homme bon». Voire.

 

Coupe histologique de la schizophrénie, The Voices va dès lors essarter à coups de hache et de scie égoïne un récit en forme de farce macabre, prenant un malin plaisir à enchevêtrer pochade romantique et saillies gore, parachevées sous forme de comédie musicale confirmant que l’affaire ne devait pas trop être prise au sérieux. Après Persepolis, Poulet aux prunes et la Bande des jotas, il s’agit là de la quatrième réalisation de la dessinatrice Marjane Satrapi. Qu’on n’imaginait pas à ce point larguer les amarres, menant à bon port - pour autant qu’on veuille bien la suivre dans les tourbillons - une production américano-germanique dont, cas de figure inédit, elle ne signe pas le scénario.

Libération / Par Gilles RENAULT

Entretiens

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