Jimmy's hall

Synopsis

1932. Après un exil de 10 ans aux États-Unis, Jimmy Gralton rentre au pays. Dans l'Irlande qu'il retrouve, une dizaine d'années après la guerre civile, tous les espoirs sont permis... Malgré sa réticence à provoquer ses vieux ennemis comme l'Église, le jeune militant décide de rouvrir le "Hall", foyer de jeunesse gratuit et ouvert à tous où l'on se retrouve pour danser, étudier ou discuter. Mais ses idées progressistes ne sont pas du goût de tout le monde au village, et les tensions refont surface.

Dossier de presse

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Critiques

Les enthousiastes

Le nouveau film de Ken Loach, qui passe pour être le dernier, est un moment de pur bonheur.

..Dans ce qui pourrait être sa dernière fiction, basée sur une histoire vraie réécrite par son scénariste de toujours Paul Laverty, Ken Loach dresse le portrait d’un homme libre. Un franc tireur du côté des sans terre, pour qui le sens de la fête est indissociable de la lutte sociale. Exaltant.

(Gala)

Le point de vue de Télérama

Il paraît que Ken Loach, 78 ans ces jours-ci, pense à la retraite, après des décennies de cinéma militant — à gauche toute. Son dernier film (peut-être, donc, dans tous les sens du terme) ne trahit pourtant aucune usure, aucun dé­sen­chantement. Ce n'est pas un adieu aux armes, mais au contraire l'un de ces ­vigoureux manifestes politiques, ­typiques de notre humaniste préféré : un poil trop « pédago », mais toujours attachant, généreux, habité.

 

La leçon porte sur l'histoire irlandaise. Dans Le vent se lève (Palme d'or en 2006), Ken Loach filmait les convulsions de la guerre civile, qui, au début des années 1920, déboucha sur l'indépendance. Jimmy's Hall se déroule quelque temps plus tard, en 1932, dans un jeune pays verrouillé à la fois par l'IRA et la puissante Eglise catholique. Après dix ans d'exil en Amérique, Jimmy Gralton est de retour dans son village du comté de Leitrim. Le gaillard a gagné quelques cheveux blancs, mais n'a pas changé : toujours rebelle, têtu et progressiste. A peine débarqué, il se laisse convaincre par ses amis et concitoyens de rouvrir l'établissement, mi-dancing, mi-maison de la culture (cours de dessin, de chant, de poésie au programme), qu'il avait créé autrefois, et à cause duquel il avait dû fuir. Vue d'aujourd'hui, l'initiative peut paraître anodine, mais dans ce contexte historique tendu, le « Jimmy's Hall », espace de ­liberté, de jeu et d'apprentissage, phalanstère sans dieu ni maître, est un insupportable défi aux pouvoirs locaux. Le curé l'assimile à une antichambre — laïque — de l'enfer. Les autres notables, propriétaires terriens et membres de l'IRA, y voient, eux, un dangereux nid de communistes à éradiquer...

 

Dans le rôle principal, le comédien Barry Ward est la révélation du film, ­alliant présence et prestance. Beau gosse charismatique, Jimmy est un parangon d'héroïsme « loachien ». Il est le frère d'armes du David de Land and Freedom, du Sam de Bread and Roses... Un modeste « partageux », si opiniâtre, si courageux qu'il force même le respect de son ennemi en soutane. Conte politique, écrit d'après une histoire vraie par Paul Laverty, l'éternel complice du cinéaste, le film n'est pourtant pas le portrait d'un seul homme. Les plus belles scènes, les plus fortes, sont celles où vibre cette communauté ­rebelle, ces corps solidaires dans la danse, jazz ou foklore, comme dans la contestation, d'une manif à l'autre. A ces « petites grandes âmes » comme dirait Victor Hugo, foule de beaux personnages secondaires forts en gueule, émouvants, cocasses, Ken Loach réserve toute sa grâce et sa tendresse : ce mélange unique d'âpreté réaliste et de pudeur qui le pousse à éviter les gros plans, à observer les visages à bonne distance, en ami discret. Il profite aussi, bien sûr, de ces luttes de jadis pour développer un discours à peine masqué sur l'individualisme du monde contemporain. Et utilise la crise d'alors pour mieux parler de celle d'aujourd'hui. Engagé jusqu'au bout... — Cécile Mury

 

 

En savoir plus sur http://www.telerama.fr/cinema/films/jimmy-s-hall,491654,critique.php#m5sXQRBerSuPGliL.99

Bref entretien avec Ken Loach

Secret de tournage

Pour Jimmy's Hall, le réalisateur britannique Ken Loach s'est inspiré de la pièce "Jimmy Gralton's Dancehall" écrite par Donal O'Kelly, et qui revient sur l'histoire mouvementée de Jimmy Gralton, un activiste communiste irlandais qui a pris la nationalité américaine en 1909. Il retourne sur sa terre natale en 1921 pour y ouvrir un dancing dans le comté de Leitrim. Ce dernier se fera déporter aux Etats-Unis en 1933. Il est le seul à avoir été expulsé de son propre pays sans procès.

 

Si le Pearse-Connolly Hall, ce foyer ouvert à tous les Irlandais qui s'y rendaient pour danser, étudier, ou discuter dans les années 20, a été détruit le 31 décembre 1932, on peut y trouver aujourd'hui un panneau en bois rappelant l'existence de cette maison de quartier pensée par Jimmy Gralton : "Emplacement du Pearse-Connolly Hall. À la mémoire de Jimmy Gralton, socialiste originaire de Leitrim, expulsé pour ses convictions politiques le 13 août 1933."

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Jusqu'au 22 août

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