Discount

Synopsis

Pour lutter contre la mise en place de caisses automatiques qui menace leurs emplois, les employés d’un Hard Discount créent clandestinement leur propre « Discount alternatif », en récupérant des produits qui auraient dû être gaspillés…

Bande annonce

Critiques et réflexions

Comédie : Tous solidaires avec « Discount » ! 


Portée par une campagne de financement participatif, le film s'en prend avec une belle énergie au gaspillage alimentaire dans les grandes surfaces.


Le Parisien / Pierre Vavasseur | 21 Janv. 2015, 10h49 | MAJ : 21 Janv. 2015, 10h49


Les frères Dardenne sans misérabilisme et avec une patate d'enfer, ça existe ? Oui. Ken Loach ou Stephen Frears en version française non sous-titrée et à fond de train, c'est aussi possible ? Re-oui. Ça s'appelle « Discount », un premier film tourné et écrit par Louis-Julien Petit, qui raconte une histoire économiquement incorrecte.

Dans une grande surface d'hyper discount, cinq membres du personnel, lassés d'être surveillés et humiliés par la direction -- et par-dessus le marché inquiets d'apprendre que les caisses y seront bientôt automatisées --, décident de détourner la marchandise invendue, vouée à être détruite, pour créer, dans un hangar désaffecté, une épicerie solidaire et clandestine avec prix triplement cassés.


Générosité

Energique et alimentée par un courant alternatif autorecyclé, voilà une comédie qui sort gaillardement des cadres sur un sujet brûlant : le gaspillage alimentaire. Chacun des personnages y déploie une part de vérité qui parle au cœur. Corinne Masiero ou Pascal Demolon, mais aussi Zabou Breitmandans le rôle de la directrice guère mieux logée que ses ouailles, en sont d'efficaces artisans sans jamais en faire des caisses.

Au Festival du film francophone d'Angoulême où il a été présenté en avant-première, ce film en prise avec une réalité sociale qui n'a rien de comique a fait se lever la salle avant de transformer l'essai en repartant avec le sacro-saint prix du public. D'ores et déjà qualifiée de « comédie solidaire », « Discount » bénéficie d'un buzz d'enfer.

Mais quel boulot, quelle patience pour en arriver là ! Réalisé en partie grâce à une campagne de financement participatif qui lui a apporté 25 400 € (répartis entre 184 coproducteurs), ce film qui a demandé plusieurs années de travail a principalement été tourné dans un hypermarché désaffecté de Lamorlaye, dans l'Oise. Lorsque l'équipe s'y est installée, le générateur fonctionnait encore...

La base de cette histoire qui entend dénoncer le gâchis alimentaire pratiqué dans les grandes surfaces -- ici, les produits récupérés par ce commando de Robin des bois modernes sont destinés à être javellisés -- est liée à une mésaventure que connut, en 2011, une caissière de supermarché, Anne-Marie Costa, licenciée pour avoir récupéré un ticket de promotion abandonné par un client.

Lorsque le réalisateur Louis-Julien Petit, qui signe son premier long-métrage, lui a rendu visite, Anne-Marie, loin d'être abattue, avait pu compter sur la solidarité de très nombreuses personnes. Cette générosité a été le déclic de « Discount ». Il fallait, explique le cinéaste et scénariste, raconter les conséquences positives que peut engendrer la crise financière. On peut prendre son ticket. Ce ne sera pas de l'argent gaspillé. 


Envie de dire "Encore !"


Première / Bernard Achour


Envie de dire : "Merci !" Enfin, un premier film français qui fait le pari audacieux d’éviter la comédie formatée prime time de TF1 et choisit de convertir les enjeux cruciaux de la crise économique actuelle en une célébration lucide des vertus solidaires qui naissent dans le désespoir, enthousiaste et bien moins angélique qu’elle n’en a l’air au premier regard. Envie de dire merci de soigner à ce point la caractérisation des personnages (quitte à faire un peu de zèle, comme en témoignent les parenthèses superflues sur la vie privée de la patronne), de mettre en lumière de bons comédiens aussi discrets sur les écrans que magnifiques de présence à l’image et d’emballer le tout avec un tel sens de la mise en scène. Il s’appelle Louis-Julien Petit et ses débuts de réalisateur sont dignes de ceux d’un Ken Loach hexagonal qui prendrait les armes de l’humour tempéré, d’un humanisme parfois électrisant, mais également du divertissement assumé pour livrer son combat. Envie de dire : "Encore !"


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